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mercredi 23 mars 2011

Le nuage radioactif arrive sur la France, risques minimes

PUBLIÉ LE 23/03/2011 07:40 - MODIFIÉ LE 23/03/2011 À 10:31 | JEAN-MARIE DECORSE

Nucléaire


Depuis le 12 mars, le panache de rejets radioactifs fait le tour de la Terre et arrivera en France ces prochaines heures./ Photo Reuters
Depuis le 12 mars, le panache de rejets radioactifs fait le tour de la Terre et arrivera en France ces prochaines heures./ Photo Reuters
L'Institut de sûreté nucléaire et Météo France l'avaient annoncé voilà une semaine : le panache radioactif composé des rejets de la centrale de Fukushima, atteindra la France ces prochaines heures. Mais les autorités nucléaires se veulent très rassurantes.
Voilà une semaine qu'il promet de planer au-dessus de nos têtes, avec les inévitables appréhensions que peut susciter le déplacement d'un « nuage » radioactif, fût-il fortement dilué. Le panache provenant des rejets de la centrale de Fukushima poursuit sa route inexorable d'ouest et est, tout en se dispersant dans les courants atmosphériques de l'hémisphère nord. Hier, il a buté contre un anticyclone qu'il a contourné avant de revenir par l'est, selon les explications données par Gwenael Hello de Météo France Toulouse.
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et Météo France ont modélisé la route qu'empruntent ces particules, en tenant compte de plusieurs paramètres météorologiques et en utilisant comme « traceur » le césium 137, l'un des principaux polluants radioactifs dans ce type d'accidents.
Quant aux autorités en charge du suivi de la radioactivité, elles se veulent toujours aussi rassurantes. Selon elles, aucun danger réel : les capteurs pourraient même éprouver des difficultés à identifier le passage de substances radioactives dans l'air. L'IRSN se refuse à relayer les légitimes inquiétudes d'une population souvent convaincue qu'on ne leur a pas tout dit lors du passage de Tchernobyl en 1986. Pour le président de l'Autorité de sûreté nucléaire, ce nuage n'aura aucune conséquence sur notre santé, et les particules contenues dans le panache devraient se situer à des « niveaux extrêmement bas », entre 1 000 et 10 000 fois moins que les retombées de Tchernobyl. Pour le Pr Gourmelon, directeur de la protection de l'homme à l'IRSN, il ne faudrait pas que « l'impact psychosocial provoqué par la peur du risque nucléaire l'emporte sur l'impact sanitaire lui-même. Il est inutile de modifier nos comportements, de consommer des pastilles d'iode… » Pour autant, la situation à la centrale de Fukushima est toujours jugée « grave » par les autorités de surveillance. Et hier, la France a demandé à la Commission européenne d'imposer aux frontières de l'Union européenne un contrôle harmonisé des importations de produits frais en provenance du Japon. Car s'il n'y a pas eu pour l'instant d'importations directes de produits frais de l'Archipel vers la France certains aliments ont pu être introduits par le biais d'autres pays de l'UE.
Dans ce contexte, les écologistes ont demandé hier au préfet de Midi-Pyrénées de convoquer une conférence régionale pour « prévenir le risque sanitaire local dans une région qui accueille la centrale de Golfech… »



Le chiffre : 22000

morts et disparus > Bilan provisoire. 9 079 décès ont été confirmés. C'est la pire catastrophe jamais survenue au Japon depuis la Seconde guerre mondiale.
« Pour le moment, en terme de quantités rejetées, on est à un dixième de ce qui s'est échappé de la centrale de Tchernobyl en 1986. » Didier Champion, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Expert

"La distance joue pour nous"

Y a-t-il une réelle menace pour la France et faut-il d'ores et déjà envisager des mesures préventives ?
Didier Champion, directeur de l'environnement à l'IRSN. Actuellement, selon les observations dont on dispose, on se trouve dans un risque extrêmement faible. La diffusion des particules intervient dans des concentrations de césium 137 si minces qu'on n'arrive pas à imaginer un risque sanitaire sur les nourrissons, les enfants et même les bébés à naître.
Combien de temps durera cette pollution radioactive ?
Sans doute plusieurs jours ou plusieurs semaines. L'IRSN se prépare à surveiller ce qui a déjà été rejeté depuis le 12 mars par Fukushima. Par précaution, nous procéderons également à des prélèvements sur les végétaux à feuilles vertes ainsi que sur le lait. Quand on est exposé à grande distance à la radioactivité, la source la plus dangereuse de contamination provient finalement des denrées alimentaires. Plutôt que de s'intéresser aux mesures de confinement, il est plus judicieux d'interdire en priorité certains aliments.
Si la situation venait à s'aggraver à Fukushima, quels risques courrait l'Europe ?
Il est trop tôt pour le savoir. Selon nos estimations, si la centrale japonaise émettait des rejets dix fois supérieurs à la situation actuelle, nous resterions malgré tout dans un domaine de faible concentration dans l'air. L'effet distance joue pour nous. Pour le moment, pour ce qui concerne les quantités émises par les réacteurs de Fukushima, on est à environ un dixième de ce qui a été rejeté par la centrale de Tchernobyl. Nous ne le nions pas : oui, la situation est grave. La différence, c'est que dans le cas de Tchernobyl, il s'agissait de rejets d'uranium et de plutonium.
Le panache s'étendra-t-il sur toute la France ?
La route peut être modifiée à tout moment en fonction de la météo. Europe du Nord et Scandinavie devraient être touchées les premières, avant que les particules ne redescendent vers l'Europe du Sud.
Recueilli par J-M D.

Pas de raison de se ruer sur l'iode

Lundi dernier, les pharmaciens de la région ont reçu une note de l'Afssaps suite au panache radioactif qui doit survoler la France aujourd'hui. Dans ce courrier, « les autorités sanitaires rappellent qu'il n'y a pas lieu de prescrire ou de délivrer de l'iode ». Pourtant, les pharmacies toulousaines, ont eu quelques demandes de pastilles d'iode depuis le début de la crise japonaise. « J'ai peut-être eu deux ou trois demandes », explique un pharmacien du centre-ville de Toulouse.
Mais il n'y a pas de ruée vers l'iode dans les officines. « Au pire, nous avons quelques interrogations de gens inquiets », témoigne un pharmacien de Saint-Cyprien. Tous les professionnels de santé s'appliquent d'ailleurs à rassurer leurs clients. « La première chose à savoir c'est que nous n'avons pas de pastilles d'iode. Elles sont gérées par la pharmacie des Armées et distribuées sur ordre de l'État », détaille Philippe Vergnes, le président du syndicat des pharmaciens de Haute-Garonne. Le professionnel précise aussi qu'il est inutile de prendre de l'iode en prévention. « ça ne sert à rien, la concentration de particules radioactives au-dessus de Toulouse est 1 000 à 10 000 fois moins importante que lors du nuage de Tchernobyl. Prendre de l'iode en prévention va même provoquer des déséquilibres hormonaux. »
Il n'est donc pas nécessaire de se gaver d'huîtres ou d'autres produits iodés pour se protéger. Ils n'auront aucune influence sur les particules radioactives.
Pierre Vincenot


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