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lundi 11 avril 2011

Le Prince du Danemark : "Cahors est une diva"


viticulture


Le Prince dans son jardin, devant une sculpture fabriquée de ses mains, un cahors à la main : la vie est belle./Photo DDM Marc Salvet.
Le Prince dans son jardin, devant une sculpture fabriquée de ses mains, un cahors à la main : la vie est belle./Photo DDM Marc Salvet.
Lors de l'inauguration de la nouvelle boutique du château de Cayx, à Luzech, le Prince Consort du Danemark, en a profité pour déclarer sa flamme au cahors. Une belle promotion pour toute l'appellation.
Il aime à le répéter, de préférence un verre de cahors au bout des doigts. Son altesse royale le Prince Consort de Danemark, recevait, vendredi soir, dans son magnifique écrin du château de Cayx, à Luzech.
La terre, la chair de celui que tous appellent ici Henri de Monpezat ou Henri tout simplement.
En jeu, vendredi, devant un parterre de personnalités locales triées sur le volet mais aussi de nombreux amis, français ou danois, l'inauguration de la nouvelle boutique d'un Château de Cayx en plein renouveau. Cayx, le Prince l'a vraiment dans la peau. Depuis 1974, il s'y retrouve en famille, avec son épouse la Reine, leurs enfants et les connaissances qui ne refusent jamais de se poser dans ce petit paradis : « Je suis un enfant du pays », est l'une des phrases favorites du Prince. Et il ne se force pas.
Et depuis quelques mois, sous son impulsion, ce domaine, l'un des plus beaux, retrouve une nouvelle jeunesse : « Oui, comme l'appellation de Cahors, nous sommes en pleine renaissance, reconnaît le Prince Henri. J'ai une belle équipe autour de moi, avec Guillaume Bardin, mon neveu qui gère très bien le domaine, et un œnologue distingué, Alexandre Gelis ».
Voilà pour les présentations. Pour le reste, pantalon blanc, blazer impeccable, un verre à la main, une tranche de jambon dans l'autre, son altesse royale semble dans son élément : « Le vin de Cahors a retrouvé sa notoriété qui s'était un peu perdue. Avec l'aide de l'Argentine, le malbec est redevenu un raisin à l'honneur. Cahors est une diva qu'il faut soigner pour la montrer sous ses meilleurs aspects. Et notre futur est à l'export (lire en encadré) ».
Après quelques années compliquées, le domaine du Prince, restructuré et repris en main par d'incontestables et passionnés professionnels, a retrouvé toute sa place dans l'appellation. La gamme classique, en rouge, est appréciée et a gagné en qualité. Mais la vraie innovation concerne le blanc. Comme d'autres avant lui, Henri de Monpezat est un adepte : « Nous avons planté cinq hectares de blanc, du chardonnay surtout. Il n'est pas exclu qu'on continue. Cela donne un vin de très bonne qualité. Beaucoup d'experts le disent, nous sommes aussi sur un terroir qui peut donner d'excellents blancs ».

LE BLANC, L'AVENIR ?

Ainsi va le prince, toujours curieux, amoureux de cette terre qu'il vient parcourir de plus en plus souvent avec une idée derrière la tête : « Je crois que mes enfants aiment Cayx, même s'ils y viennent plus rarement. L'objectif, c'est de leur donner mon vignoble. Je crois qu'ils seront intéressés. Je n'ai pas de crainte à ce sujet ».
Il faudra pourtant déjouer les pièges. L'agriculture et la viticulture de demain imposent quelques règles incontournables pour être rentable : « On peut le regretter, mais les petits vignobles ne peuvent plus exister dans notre monde. La viticulture n'est rentable que si elle est en situation de production industrielle. Les Argentins l'ont compris ». Homme de cœur, le Prince vit aussi avec son temps. Un jeune homme de 76 ans.

La Chine, il adore

« Vous en connaissez beaucoup de prince qui parle chinois, vous ? » Au bout d'un éclat de rire maîtrisé, le Prince a sans doute livré une partie du succès de sa marque en Chine. Dans un mois, il inaugurera sur place trois nouvelles boutiques qui viendront s'ajouter aux treize existantes : « J'ai noué avec les Chinois une bonne relation de confiance, sous le sceau du respect réciproque. On se comprend bien et le dynamisme de Guillaume Bardin nous aide beaucoup à réussir là-bas ». Un conseil pour les Lotois intéressés ? « Pas trop, non ! », rigole l'enfant du pays. 
 LAURENT BENAYOUN.




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