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mercredi 11 mai 2011

Bonaguil de Perse


Une reproduction du château apparaît dans le blockbuster « Prince of Persia »

 Cette image de synthèse reproduit le château de Bonaguil et plonge fugacement l'ancienne propriété de Béranger de Roquefeuil dans la Perse du VIe siècle.  Reproduction « sud ouest »

Cette image de synthèse reproduit le château de Bonaguil et plonge fugacement

 l'ancienne propriété de Béranger de Roquefeuil dans la Perse du VIe siècle. 

REPRODUCTION « SUD OUEST »

Alors que les yeux se tourneront massivement aujourd'hui vers la Croisette, offrons-nous un hors-champ en direction de Los Angeles. Pourquoi ? Parce qu'à défaut de capter l'attention des fidèles d'Oncle Boonmee, le Lot-et-Garonne est scruté, décortiqué, dessiné par les amis d'Oncle Sam. Hollywood nous regarde. Et la preuve se trouve à la 57e minute du blockbuster américain « Prince of Persia : les sables du temps ». C'est à ce moment-là, dans le film inspiré du jeu vidéo éponyme qu'apparaît une reproduction exacte, en image de synthèse, de Bonaguil.

Cocorico
Invraisemblable ? À peine moins que la copie réalisée il y a dix ans en Lego par un aficionado du château… Le directeur Patrick Arassus a découvert la chose dans une salle obscure, lorsque le long-métrage est sorti au printemps dernier : « Mon fils m'a mis un coup de coude : "Papa regarde, c'est Bonaguil" », se souvient-t-il. Le môme avait l'œil car l'affaire tient dans un plan de coupe d'une poignée de secondes. Dans la Perse du VIe siècle, la perle de la Lémance, imposante, puissante, orgueilleuse, baigne dans une oasis cerclée de montagnes désertiques et sert de repères aux Hassansins, des mercenaires encore moins commodes que Béranger de Roquefeuil. Petit bonus lors de la sortie DVD : ledit plan sert de fond d'écran au chapitre des langues.Comment la réplique du vestige de la Lémance daté des XV et XVIe siècles, classé Site majeur d'Aquitaine, a-t-il atterri dans le long-métrage Disney produit par Jerry Bruckheimer (« Pirates des Caraïbes ») et ce, pour la modique somme de 175 millions de dollars ? Mystère et boule de gomme. Quelle que soit l'explication, Jean-Louis Costes a flairé le bon coup : « Un truc comme ça, ça vaut toutes les campagnes de publicité possibles et imaginables », glisse l'élu. Aussi a-t-il passé, l'été dernier, un coup de fil à Disney France pour tenter d'élaborer une passerelle entre la propriété de la Ville de Fumel et le film de Mike Newell mettant en scène le très « bankable » Jake Gyllenhaal. Rien de moins simple puisqu'il ne pouvait rien imposer : le nom du château est déposé, pas son image. Mais dans le monde magique, sympathique et pragmatique de Mickey, on n'était pas contre se faire l'écho d'un cocorico bien français. Aussi, les dossiers de presse se sont gonflés d'une note faisant référence au fleuron du patrimoine lot-et-garonnais.
Aussi anecdotique que l'affaire puisse sembler, elle tombe à pique pour la commune, propriétaire des lieux, qui a depuis quelques mois le souci d'offrir au site une notoriété autre que départementale : « On dispose en Lémance d'un bijou, la difficulté maintenant c'est de le faire savoir », souffle-t-on entre ses murs. 72 000 visiteurs ont franchi le portail l'an dernier. La direction aimerait bien voir ces chiffres gonfler et pour y parvenir, ne boude pas les caméras de télé. Bonaguil ouvre volontiers ses portes aux reportages (« Midi en France », « des Racines et des ailes ») et aux tournages (un clip d'ERA l'an dernier, « Rochemort » cet été).
Alors quand Hollywood, de son propre chef, s'en inspire, on boude encore moins son plaisir.




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