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mardi 7 juin 2011

Après le frelon asiatique, le cynips de Chine


Cahors. 

insecte tueur


Ce châtaignier a été « piqué » par l'insecte, sur les feuilles apparaissent des galles rougeâtres./ Photo, D.L.
Ce châtaignier a été « piqué » par l'insecte, sur les feuilles apparaissent des galles rougeâtres./ Photo, D.L.
Un insecte minuscule, le cynips, met en danger de mort les châtaigniers de la Bouriane et du grand Ségala. L'infestation gagne du terrain et il n'existe pas de moyen de lutter contre ce ravage.

Les importations chinoises dans le domaine des insectes font des ravages. Tandis que le frelon asiatique continue son entreprise destructrice sur les ruches, le cynips, un insecte minuscule de moins d'un demi-centimètre, est présenté comme un fléau mortel pour les châtaigniers. Le micro-hyménoptère de la famille des guêpes et des abeilles gagne du terrain en France et depuis deux semaines, l'insecte est signalé dans plusieurs vergers de l'est du Lot et en Dordogne. « Il touche, déjà, notre zone de production », confirme Richard Aubry, le responsable de la filière castanéicole au sein du Comité du Lot de la noix et de la châtaigne. « Il y a cinq, six ans, lors de voyages en Chine, nous avions été alertés, et maintenant c'est arrivé chez nous. »
Le cynips est une micromachine implacable. Il pond ses œufs dans les bourgeons, les larves provoquent des galles de couleur rougeâtre qui assèchent la production fruitière de 60 à 80 %. « Les rameaux sont touchés, les branches à leur tour puis dans les cas les plus graves, l'arbre meurt en quinze jours », assure Richard Aubry.
Les producteurs lotois installés en Bouriane sur la frange avec la Dordogne et dans le Ségala-Limargue craignent de revivre le cauchemar du « chancre des châtaigniers », un mal qui avait décimé les vergers il y a environ une décennie.
Une certitude en tout cas, le ver est dans le fruit. « On a repéré des galles ce printemps sur des arbres contaminés l'an dernier. Le bassin du Ségala est touché dans sa totalité, la Bouriane est pour l'instant épargnée », précise Damien Laymajoux, conseiller spécial noyers et châtaigniers à la chambre d'agriculture.
L'alerte est générale, un arrêté préfectoral a été pris le 24 mai, des affichettes ont été accrochées dans les mairies et les producteurs ont eu une réunion d'information à Montfaucon. « Nous les incitons à observer et repérer les foyers de cynips car aujourd'hui, il n'y a aucun moyen de lutte chimique ou naturel pour stopper le fléau. » Selon Damien Laymajoux, la variété de châtaigne marigoule, la plus plantée sur le département, serait malheureusement aussi la plus sensible à l'insecte. C'est, donc, toute une filière qui se trouve fragilisée, la production annuelle de châtaignes et de marrons dans le Lot représente entre 500 et 600 tonnes.
L'espoir pourrait provenir d'un prédateur naturel, le torymus, dont le principal intérêt est d'être le meilleur ennemi du cynips et d'une variété de châtaigne, la Bouche de Bétizac, plus résistante. Les producteurs lotois seront, peut-être, contraints de changer leurs plants.

Le chiffre : 450

HECTARES > Bassin de production. Les vergers sont plantés dans le Ségala-Limargue et en Bouriane, de Gourdon à Puy-l'Evêque.
« On est capable d'élever le torymus, le prédateur du cynips, en laboratoire, pour cette lutte biologique, un lâcher sur le Lot aura lieu en 2012 ».
Damien Laymajoux



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