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mardi 26 juillet 2011

Fumel. Bonaguil : l'artisan devient artiste

Culture

Les «hommes du désert», vus par Michel Wohlfahrt, ont établi leur campement dans la cour d'honneur de Bonaguil. /photo DDM Michel Rouquet
Les «hommes du désert», vus par Michel Wohlfahrt, ont établi leur campement dans la cour d'honneur de Bonaguil. /photo DDM Michel Rouquet
Artisan potier de formation, Michel Wohlfahrt choisit d'être un artiste et quitte définitivement son métier d'origine en 1985 : « J'ai pris cette décision pratiquement du jour au lendemain. Je ne voulais pas rester assis entre deux chaises. Je me suis engagé dans la voie de la création en faisant le sacrifice de mon métier. J'ai oublié les contraintes de la technique pour aller vers la liberté de l'art tout en gardant une profonde complicité avec la matière. J'ai maintenu avec la terre un lien quasiment sensuel. A ce jour, je ne regrette absolument pas ce choix ». Désormais, Michel Wohlfahrt est un artiste reconnu qui expose régulièrement dans toute la France et même au-delà de nos frontières. En 2077, le Palais Wohlfahrt, musée de la céramique, un musée souterrain, a été inauguré à Saint-Emilion, en Gironde.
Comme nous le confiait Patrick Arassus, directeur du site de Bonaguil, si d'autres expositions ont bien eu lieu précédemment au château, celle de Michel Wohlfahrt est la première de cette importance.
Les statues de Michel Wohlfahrt nous apparaissent longues et fragiles, tout à la fois solennelles et drôles, emplies du souffle qui les a arrachées à la force de la terre, déjà marquées par le temps. « Elles nous touchent par leur humanité. Elles sont là, présentes, surgissant du sol dans un mouvement ascendant, se dressant parfois droites et fières vers le ciel, défiant le soleil, dessinant d'autres fois de leur corps de souples courbes, tourbillonnant enfin sur elles-mêmes comme emportées par une rafale de vent… ».
La Barbacane et la cour d'honneur, remarquables écrins de vieilles pierres patinées, accueillent avec bonheur ces œuvres en terre cuite, bronze ou béton, inspirées par les hommes du désert, les nomades. Cadre et statues se mettent réciproquement en valeur. A découvrir absolument jusqu'au 23 octobre.

 MICHEL ROUQUET



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