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dimanche 17 juillet 2011

Rêve flottant aux enchères


Enchères exceptionnelles, samedi, de bateaux de collection, dont un canot automobile sur lequel on aurait pu voir B. B. On en redemande

 Comme le mythique Riva de Brigitte Bardot, les canots automobiles font toujours rêver.  Ph. Th. David

Comme le mythique Riva de Brigitte Bardot, les canots automobiles

 font toujours rêver. PH. TH. DAVID

«Six mille, six mille cinq cents à ma droite, c'est vu ? Bien vu ? C'est à vous, madame. » Me Gérard Sahuquet, commissaire-priseur de l'étude Jean Dit Cazaux et Associés, a jonglé avec les donneurs d'ordre ferme, les correspondants au téléphone depuis l'étranger et les amateurs dans la salle dont il fallait décrypter les signes minimalistes. Cette vente aux enchères était exceptionnelle à bien des égards.Le décor d'abord, celui d'une salle des ventes improvisée dans un hangar à bateaux, au milieu des coques renversées, dans une vague odeur de vernis, à deux pas de deux magnifiques Riva des années 60 en train de se refaire une beauté.
20 000, 21, 22, « 25 000 par ordre », 26, 27 000… « C'est à vous par téléphone »… Adjugé ! C'est justement un Riva qui vient de… déjauger. Un Florida, le même que celui dans lequel on voyait Brigitte Bardot.
Pour bien faire, il faudra ajouter 3 000 euros, afin de réparer deux ou trois traces d'impacts.
« Ce n'est quand même pas cher ! » affirme un Bordelais juste venu montrer de beaux bateaux à son fils, prénommé… Marin. Il s'est résolu au polyester, après avoir passé des hivers à vernir et revernir (9 couches !) une Yole OK de 4,30 m. Car il faut plus d'huile de coude que d'argent.
« On peut avoir un beau petit canot en bois pour moins de 10 000 euros, et on est sûr de ne pas perdre d'argent », rappelle Jean-Bernard Nicolas. C'est lui qui prête le hangar de son chantier à Port-Bastide. Sa fille, Anne-Laure, fait office de conseil sur la vente. Le virus se transmet… À propos, Gérard Sahuquet a-t-il un bateau ? « Non, mais j'ai le permis. »
Du rêve américain
Dans le local, où tout le monde n'a pas trouvé de place assise, difficile de distinguer le curieux de l'acheteur qui se fait tout petit : « Beaucoup veulent rester discrets », confirme un Gérard Sahuquet satisfait. Son projet est arrivé à bon port. « On a vendu la plupart des bateaux et surtout les plus emblématiques, dont le Riva, le Talisman en bois exotique qui restera en Gironde, quelques Lyman, du nom de l'Américain pionnier du canot automobile, et même un sans moteur.Ce sont de vrais amateurs qui vont le restaurer amoureusement. Certains passent plus de temps à rénover qu'à naviguer. »
Les acheteurs sont venus de toute la France, des USA, de Belgique… Comme cet homme qui a fait abstinence : « Je n'ai rien acheté cette fois », dit-il. Toutefois, juste à côté, Mustapha Bouabdelli, maniaque du vernis au point d'en passer 35 couches au lieu de 16, restaure pour lui un Riva Super Ariston. « En vacances à Biscarrosse, nous utilisons un Chris-Craft. Il est en plastique, mais c'était celui de mon père. Le Riva, je m'en servirai aussi, mais c'est d'abord commeun objet d'art. »
Confiants dans les expertises d'Alain Curnillon, certains ont acheté sans voir le bateau ! Mais tout est dans le rapport : l'année de fabrication, le chantier, l'histoire, les références, l'état, les dégâts éventuels, le coût des travaux à envisager. Ce n'est pas de l'argent perdu : « Il s'agit de pièces de collection qui représentent un bon investissement », confirme l'expert. « Même si la période actuelle est un peu incertaine, ces bateaux n'étant plus fabriqués, ils ne peuvent que prendre de la valeur. »
Bien dans la ville
Et ils vont bien à la ville. « La lecture de Bordeaux dans le monde se fait par le vin et le fleuve », observe Gérard Sahuquet. « C'est ce qui m'a donné l'idée d'organiser cette vente que je voudrais renouveler chaque début d'été. Les canots automobiles font toujours rêver. »
C'est la raison d'être de la Société nautique de Bordeaux, implantée sur place. Pour les passionnés, l'unité de lieu était respectée.
Bordeaux · Cazaux · Gironde



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