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mardi 12 juillet 2011

Un polar tourné dans les vignes


Jusqu'au 22 juillet, Pierre Arditi est à l'affiche du second épisode de la série « Le Sang de la vigne ».



James SCHILTZ


Benjamin Lebel est de retour… Après une première aventure bordelaise, l'œnologue à la crinière blanche, dont le flair décortique les grands crus aussi bien que les énigmes policières, a débarqué dans les vignes cognaçaises à la fin du mois de juin… Du côté de Segonzac, Bourg-Charente, Jarnac, Cognac et aussi Angoulême, Benjamin Lebel, incarné par Pierre Arditi, va encore être impliqué dans une affaire criminelle qui sent le terroir et la part des anges.
Dans « Le Dernier Coup de Jarnac », second épisode du « Sang de la vigne », la série de France 3 produite par Telecip, Lebel-Arditi est engagé comme consultant par les nouveaux propriétaires d'une maison familiale de Cognac. Évidemment, entre les investisseurs étrangers et la famille du cru, tout va très vite s'envenimer. L'embrouille prendra un tour dramatique le jour où sera découvert le corps sans vie du maître de chais cognacais…
Cet épisode sur le cognac ? Du petit-lait pour Pierre Arditi. Du côté de Segonzac, à l'heure où le réalisateur Marc Rivière mettait en boîte une petite course-poursuite sur un bout de route entre deux vignes, le comédien confiait son « plaisir » à incarner un esthète des liqueurs les plus fines.
Succès public
« Cela fait longtemps que j'entretiens mon amour du vin, que son élaboration me fascine. L'esprit du vin est constitué de tas de couches qui se superposent. C'est la même chose pour mon personnage qui peut être à la fois onctueux et colérique, une palette aussi large que celle des bons vins », analyse Pierre Arditi, assis devant un rang de vigne où sommeillent de petits grains à la rondeur immature…
Le public ne s'y trompe pas : le premier épisode du « Sang de la vigne », diffusé en février 2011, a rassemblé 4,2 millions de téléspectateurs, terminant en seconde place des audiences du soir…
Peut-être parce que, de l'avis d'Arditi, la série emmène le public « dans un monde secret », celui du vignoble. « On fait toucher du doigt aux spectateurs ce qui se passe derrière les portes des caves. Dans cette série, il y a tout ce qu'il faut pour concocter une bonne tragédie », avec un soupçon de comédie et une grosse louche de polar… Un bonheur partagé avec une ribambelle de comédiens de tous horizons : la jeune Juliette Lemonnier, qu'Arditi taquine en la comparant à « la fille de Barbara Schulz » pour d'évidentes raisons physionomiques, Nicolas Moreau, Nicolas Vaude, Delphine Rich ou Marisa Berenson, ancienne maîtresse de Benjamin Lebel que Pierre Arditi retrouve quelques années après « Julie, chevalier de Maupin »…
Un cognac de 1916
« Ici, je n'ai pas l'impression de travailler, mais de m'amuser avec des comédiens de toutes générations. » Un plaisir renforcé par les séquences tournées dans quelques chais prestigieux, chez Martell par exemple…
L'acteur se souvient d'ailleurs de son dernier passage dans le secteur. Il y a tout juste un an, pour le tournage de « Vivace », le téléfilm d'Arte. Pierre Arditi raconte sa visite au Domaine du Breuil de Segonzac, énumère les vieilles bouteilles qui dorment dans sa cave (un cognac Hine de 1916, par exemple)…
Le cognac ? L'œnologue de télévision admet qu'il n'en « boit plus trop » parce que « ça peut être mortel ». Et puis, Arditi a arrêté de fumer. Or, « rien n'est plus fabuleux qu'un bon cigare avec un verre de cognac ».
Huit épisodes en deux ans
L'incarnation de Benjamin Lebel peut cependant encore profiter des émanations cognacaises. Jusqu'au 22 juillet, date de fin du tournage. Ensuite, de nouvelles aventures l'amèneront « du pays où l'on distille à celui où l'on vinifie ». Deux autres épisodes de la série seront en effet réalisés dans la foulée, à Margaux et Haut-Brion. En attendant les cuvées de mars et avril 2012, en Champagne, dans le Val-de-Loire, encore à Bordeaux et dans les vignobles du Sud-Ouest.
« On aura tourné huit épisodes en deux ans. Ça fait vraiment beaucoup. Ensuite, on ralentira le rythme. » D'autant que l'agenda de Pierre Arditi, qui sera à l'affiche du prochain film d'Alain Resnais (« Vous n'avez encore rien vu »), ne désemplit pas. Comédien multifonctions, Arditi fera sa rentrée au théâtre Montparnasse où il reprendra « La Vérité » de Florian Zeller. Il incarnera le fils de Jean-Pierre Marielle dans « Zana », un film de Nick Quinn. Il apparaîtra aussi dans le long-métrage de Nathan Miller, fils de Claude, et donnera la réplique à Emmanuelle Devos dans « Comme s'il en pleuvait » de Sébastien Thierry… Un verre de cognac ne serait pas de trop pour tenir le rythme.




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