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lundi 18 juillet 2011

Zone euro: course contre la montre pour un accord sur la dette


Des ministres des Finances de la zone euro réunis à Bruxelles, le 11 juillet 2011
Des ministres des Finances de la zone euro réunis à Bruxelles, le 11 juillet 2011


Les Etats-Unis ont fait davantage
 pression lundi pour que la zone 
euro boucle au cours de son 
sommet de jeudi un deuxième 
plan de
sauvetage pour la Grèce, 
indispensable pour éviter une
 contagion de la crise, alors que
 les marchés s'inquiètent en
 raison de clivages persistants.
S'invitant une nouvelle fois dans le
 débat sur la crise de la dette
 européenne, le secrétaire 
américain au Trésor Timothy
 Geithner a exhorté les dirigeants
 du Vieux continent à agir davantage
 pour "contenir le risque d'une escalade
 de la crise".
Ces propos surviennent alors que les risques de voir la crise se propager à l'Italie ou
 l'Espagne sont plus importants que jamais. 
Sur le marché de la dette publique, les taux à 10 ans de la Grèce, de l'Espagne et de
 l'Italie ont atteint de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro en 1999.
Malgré la publication des résultats des tests bancaires et le plan d'austérité adopté 
par l'Italie la semaine denière, les investisseurs restent extrêmement craintifs. Les 
Bourses ont fini en forte baisse lundi, atteignant pour certaines comme Paris leur plus
 bas niveau de l'année. 
Enfin, la monnaie unique est tombée légèrement au-dessus de 1,40 dollar pendant que
 l'or valeur refuge par excellence-- a atteint un nouveau record absolu. 
Avant le sommet attendu des dirigeants de l'Union monétaire jeudi à Bruxelles, plusieurs
 rencontres d'experts sont prévues dans les jours à venir, dont une réunion des hauts
 fonctionnaires de la zone euro mercredi soir, qui s'annonce déterminante. 
"Il reste des choses à régler entre l'Allemagne et la Banque centrale européenne (BCE),
 mais aussi entre les Etats de la zone euro", a dit à l'AFP une source proche des discussions. 
Se voulant rassurant, un porte-parole du gouvernement allemand a dit s'attendre à "un
 bon résultat" qui serait "Digne d'être présenté". 
Berlin toutefois n'en démord pas: il faut que les banques créancières de la Grèce participent 
au second plan d'aide pour Athènes, malgré les réticences de la BCE. 
Le président de l'institut de Francfort, Jean-Claude Trichet, a lui rejeté lundi toute idée de
 défaut même partiel de la Grèce sur ses obligations de remboursement. 
Une telle situation  que la plupart des options de contribution du secteur privé, pour l'heure
 à l'étude, entraîneraient , obligera la BCE à ne plus accepter les obligations de la Grèce en
 garantie pour prêter de l'argent aux banques. Ce qui contraindrait alors les gouvernements à
 renflouer eux-mêmes le système bancaire en Grèce et ailleurs dans l'Union monétaire. 
Le Bras de fer entre Berlin et la BCE se poursuit donc sur les modalités de la participation 
des créanciers privés de la Grèce  banques, assurances, fonds d'investissement -- au deuxième
 plan d'aide au pays, d'un montant similaire au premier décidé l'an dernier, de 110 milliards 
d'euros de prêts. 
Le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, a évoqué une possible solution,
 indiquant lundi à Bruxelles que la zone euro envisageait l'introduction d'une taxe sur les banques 
pour aider la Grèce.
"Elle aurait l'avantage de ne pas faire intervenir directement les banques et donc de ne pas
 potentiellement créer de défaut" de paiement de la Grèce qui présenterait des risques de
 contagion, a-t-il expliqué.
Les choses semblent avoir bien évolué sur un autre point. Le programme de sauvetage de la 
Grèce devrait passer par un rachat par la Grèce d'une partie de sa dette publique sur les marchés,
 où sa valeur a baissé de près de moitié. 
Les pays européens semblent prêts à ce que le Fonds de secours de la zone euro donne à 
Athènes les moyens d'une telle opération, qui permettrait de réduire le volume global de 
l'endettement du pays (environ 350 milliards d'euros aujourd'hui) et le montant des intérêts 
à verser. 

Mots clés: ue ; économie ; finance ; dette ; euro ; banque


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