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jeudi 15 septembre 2011

67 ans après : la nuit où le viaduc a sauté


Lachapelle-Auzac 67 ans après : la nuit où le viaduc a sauté

Repères


Un document d'époque montrant le viaduc de Lamotte coupé en deux au niveau des travées métalliques, là où furent posés les explosifs.
Un document d'époque montrant le viaduc de Lamotte coupé en deux au niveau des travées métalliques, là où furent posés les explosifs.
Dimanche 18 septembre, une plaque sera posée sur le viaduc de Lamotte, à l'initiative des Américains du Lot. Les 2 et 3 août 1944, un commando US aidé par les maquisards avait fait sauter l'ouvrage.
Un enseignant en retraite qui s'est passionné pour cette page d'histoire, Jean-Pierre Baille, s'interroge encore sur le silence qui a entouré l'un des faits d'armes de la Seconde Guerre mondiale dans le Lot : « Le sabotage du viaduc de Lamotte, à Lachapelle-Auzac, les 2 et 3 août 1944, a-t-il été oublié ou occulté ? » Poser la question, c'est y répondre à moitié. Cet épisode, en tout cas, sort de l'ombre avec la pose d'une plaque commémorative, dimanche 18 septembre, sur l'une des piles de l'ouvrage. La cérémonie est à l'initiative de l'association des Américains du Lot, voulant réunir, dans un hommage commun, l'action du commando US qui dynamita le viaduc et l'appui logistique que leur apportèrent les FTP (Francs-tireurs et partisans) du maquis de Cuzance.
Jean-Pierre Baille a reconstitué le puzzle de l'opération en recueillant des témoignages, et notamment celui d'Hélène Piro qui, petite fille, à Souillac, connut grâce à son père le chef du commando. « J'ai pu lire le rapport sur le sabotage et des dizaines de documents officiels s'y rapportant. »

UN TRAIN BLINDÉ TERRORISAIT LA RÉGION

La cible n'avait pas été choisie au hasard. « En 1944, un train blindé allemand, stationné en gare de Brive, terrorisait la ligne entre Brive et Cahors, pouvant à tout moment attaquer la Résistance. Pour neutraliser ce convoi, il fallait couper la voie et faire sauter le viaduc de Souillac. »
Le 2 août, les Américains, qui possédaient la technique et les explosifs, ont agi. « Ils n'étaient pas plus de 2 ou 3 pour le sabotage, mais des équipes des FTP étaient postées pour sécuriser le secteur et prévenir tout danger. » Jean-Pierre Baille parle « d'un sabotage à moitié réussi ». Après l'explosion, la travée métallique du pont, même si elle ne pouvait plus supporter le poids d'une locomotive, serait restée en équilibre. « Les FTP sont revenus le lendemain pour terminer le travail et projeter l'ouvrage métallique à terre. »
Sur la plaque dévoilée le 18, figurera la bannière étoilée des États-Unis et le drapeau tricolore, frappé de la Croix de Lorraine. Suivra un rappel des faits dans les deux langues.
Susanna Stevens, la présidente des Américains du Lot qui avait exhumé des archives l'épopée du groupe opérationnel de l'OSS américain « Emily » il y a un an, boucle la boucle avec ce double hommage. « Nous sommes une vingtaine d'Américains dans notre association, résidents permanents dans le département du Lot, installés en Bouriane, dans le Figeacois, dans la vallée du Lot ou la région de Cahors. Notre objectif est de faire émerger des projets biculturels, une façon de valoriser les points communs entre nous et les Français. » Leur premier sujet d'étude fut ce moment d'histoire qui lia les paras US et les maquisards. On ne peut pas mieux en termes de symbole.

Le chiffre : 15

Hommes > commando. L'opération «Emily», conduite sur le territoire lotois, réunissait 15 paras américains, commandés par le Lt Arthur Frizzel.
« Seule la partie métallique de l'ouvrage avait été dynamitée, pour permettre après une reconstruction plus facile. » Jean-Pierre Baille, enseignant retraité et historien

JEAN-MICHEL FABRE

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