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mercredi 14 septembre 2011

Fumel. Le 2e déchirement de Pascal Maes

Société

Pascal Maes ne sait plus vers qui se tourner…/Photo DDM
Pascal Maes ne sait plus vers qui se tourner…/Photo DDM
Pascal Maes, 54 ans, Fumélois depuis quelques années, attend le retour en France de sa compagne et de leurs deux enfants. L'aînée, Sarobidiniaina Maes, est née en décembre 2000, le second, Henintsoa Maes, aura 4 ans en 2 012. En 2008, avec l'objectif de s'installer en France avec sa famille, Pascal Maes prépare depuis Fumel la transcription des actes d'état civil de ses deux enfants. Dans les premiers moments (« Dépêche du Midi » du 2 août), on lui explique, en l'occurrence les autorités françaises sur l'île de Madagascar, que cette transcription prend du temps.
Lui, depuis son appartement de Fumel, voit grandir la petite famille par le biais d'internet. Les mois passent et rien ne bouge. Pascal Maes s'inquiète, s'impatiente, tempête et imagine devoir en arriver à des extrémités fâcheuses pour lui si les choses ne se décantent pas. Et les choses, malgré les menaces de suicide, restent figées. Sans que Pascal Maes ne sache pourquoi…
L'explication est arrivée dans le courant du mois d'août sous la forme d'un courriel émanant du Service central d'état civil des Français de l'étranger à Nantes.
Pour Pascal Maes, ce fut en l'occurrence une douche froide, « un deuxième déchirement ». Si les deux enfants de Pascal Maes ont bien été déclarés en mairie dans deux communes différentes de l'île de Madagascar ; si les actes de naissance comportent bien la signature de Pascal Maes, il manque pour être en conformité avec le recueil des lois civiles malgaches la signature de l'officier d'État civil.
« Cette absence de signature de l'officier d'état civil ne permet pas à l'officier d'état civil français de transcrire les actes de naissances. Seules les autorités malgaches et un avocat sur place me paraissent en mesure de vous conseiller sur la procédure à suivre. »
Procédure éclairée par l'avis de Gaëlle Le Néel, avocate au barreau de Nantes qui précise à Pascal Maes, « il me semble judicieux de prendre conseil auprès d'un avocat sur place et une demande visant à obtenir un jugement supplétif d'acte d'état civil me semble envisageable ».

Fumel. « Je ne sais plus quoi faire… »

« Pour résoudre le problème, il faudrait que je prenne un avocat à Madagascar. Après renseignements, cela coûterait 5 millions de FMG (soit 400 €) par enfant. Comme vous le savez, je suis malheureusement au RSA, je n'ai que 410 € par mois et donc pas les moyens de payer un avocat à Madagascar ! » Pascal Maes se retrouve de plus en plus coincé contre un mur sans solution pour envisager un avenir, « je cherche bien du travail mais à chaque fois on me fait comprendre que je suis trop âgé. A 54 ans, on n'est plus bon à rien ? Je ne sais plus vers qui me tourner pour avoir de l'aide ». Le plus dur pour Pascal Maes fut de vivre « la première rentrée de mon fils à l'école maternelle via internet : j'ai dû me contenter du film que ma concubine a tourné ce jour-là ».
Mais pour Pascal Maes, le plus dur à supporter ce sont bien « les erreurs des officiers de l'état civil, je n'en suis en rien responsable ! Que dois-je faire maintenant pour que l'on m'écoute ? Que l'Etat français admette que je ne suis responsable de rien ? Que je puisse enfin avoir une vraie vie de famille, ici, en France ? Cette situation n'est plus possible, j'ai fait ce que tout père fait, c'est-à-dire déclarer ses enfants en mairie après leur naissance ».



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