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dimanche 2 octobre 2011

Italiens, 150 ans d'émigration en France et ailleurs


Peuple universel

L'exposition « Italiens, 150 ans d'émigration en France et ailleurs », présentée par la revue « Radici », met en lumière un pan de l'histoire italienne.

 La trentaine de clichés est présentée rue de la Fonderie, dans les locaux de l'Institut catholique de Toulouse, jusqu'au 6 octobre.  reproduction dr

La trentaine de clichés est présentée rue de la Fonderie, dans les locaux de l'Institut catholique de Toulouse, jusqu'au 6 octobre.REPRODUCTION DR

Baluchon à l'épaule. Un enfant sur les bras. La besace en cuir craquelé au bout d'une main meurtrie par le poids. Le bagage contient peu de choses, mais la souffrance de toute une vie et le désarroi du départ le rendent bien plus lourd qu'il ne l'est réellement. Pendant un siècle et demi, des millions d'Italiens ont quitté leur terre natale. 27 millions de personnes sur les routes de l'exil : c'est cette histoire que présente l'exposition de photos « Italiens, 150 ans d'émigration en France et ailleurs », qui a pris place à l'Institut catholique de Toulouse jusqu'au 6 octobre. 150 années, autrement dit depuis 1861, année qui marque l'unification de l'Italie.« Nous avons voulu célébrer cet anniversaire à travers le thème de l'émigration, parce que les Italiens qui se sont exilés nous semblaient des acteurs de cette unification. Notamment parce qu'ils ont eu un rôle économique, puisque ces personnes envoyaient de l'argent à leurs familles en Italie », argumente Rocco Femia, directeur de la revue « Radici » - un magazine bilingue lu dans tout le monde francophone -, à l'origine de cet événement orchestré en partenariat avec l'espace muséographique Georges-Baccrabère.

« Rien que dans les années 20, un million d'Italiens sont arrivés en France, calcule l'éditeur. C'est pour cela que l'on parle aussi de l'enra- ciment dans les lieux d'arrivée : il faut savoir que les Italiens sont des exemples d'intégration. »
« à travers cette exposition, c'est une manière de redécouvrir cette histoire et, surtout, de ne pas l'oublier », poursuit Rocco Femia, lui-même éditeur, journaliste et auteur d'ouvrages qui mettent en lumière la richesse de sa terre natale.
Jusqu'à l'intégrationÀ l'origine de ce travail, un livre, qui porte le même nom que l'exposition et dans lequel interviennent une quarantaine de spécialistes et autant de témoins. Parmi les auteurs, des noms connus, comme celui de Gian Antonio Stella, éditorialiste du « Corriere della Sera ». Aux côtés des textes, une iconographie riche : « 200 clichés qu'il a fallu sélectionner. Cela fut assez dur d'ailleurs. Et de ces 200 photos, nous en avons choisi 30, ainsi que cinq gigantographies, pour constituer l'exposition », explique Rocco Femia qui, dans le livre, a voulu ouvrir la réflexion. Aujourd'hui, « on cherche à se réapproprier ces racines ». Et puis on regarde désormais l'Italie version 2011, elle-même devenue « terre d'accueil ».

DELPHINE FABIUS


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