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mardi 18 octobre 2011

Les Marquises au cœur d’un emballement médiatique


Certains médias étrangers n’ont pas hésité à affirmer  la réalité de la piste cannibale, ce que dément formellement José Thorel (photo), procureur  de la République à Papeete  et chargé de l’enquête.
Certains médias étrangers n’ont pas hésité à affirmer la réalité de la piste cannibale, ce que dément formellement José Thorel (photo), procureur de la République à Papeete et chargé de l’enquête.
Des restes de chair calcinée, d’os et de dents qui pourraient être ceux d’un touriste européen, découverts dans un brasier au fond d’une vallée de l’île de Nuku Hiva, dans l’archipel des Marquises : il n’en fallait pas plus à la presse internationale pour échafauder ses propres scenarii, et même, dans le cas du journal anglais “The Telegraph”, d’affirmer, sans citer aucune source, ouvrez les guillemets : “Le touriste allemand mangé par des cannibales”.
Une affirmation pour l’heure fantaisiste et invérifiable, mais néanmoins reprise par quelque 400 médias, tout support confondu. Le drame qui frappe Stefan Ramin, ce navigateur disparu le 9 octobre, et à qui les restes humains, retrouvés carbonisés sur un bûché, mercredi dernier, par les gendarmes, pourrait bien appartenir, n’a pas fini d’alimenter la chronique.
Rappelons que si une prothèse dentaire ressemblant en tout point à celle du navigateur a été découverte dans le brasier par les enquêteurs, et si l’examen du dossier médical du malheureux a, depuis, permis de confirmer qu’il s’agirait bien de la sienne, la confirmation définitive de l’identité des restes du cadavre viendra des résultats des analyses ADN, actuellement en cours à Paris, et pratiquées sur l’ensemble des reliques carbonisées retrouvées.
Les circonstances et le scénario du drame qui s’est joué dans la vallée de Hakaui sont par ailleurs encore totalement mystérieux. Henri Haiti, le chasseur et principal suspect dans la disparition tragique de Stefan Ramin, était toujours en fuite hier soir, à l’heure où nous mettions sous presse. Et en l’état actuel de l’enquête, personne n’en saura guère plus, tant qu’il n’aura pas été retrouvé et entendu.
Ce qui n’empêche pas la presse allemande, pays d’origine de la victime, de reprendre elle aussi les accusations de cannibalisme relayée sur la toile. Le journal Bild allant jusqu’à illustrer le propos en publiant la Une d’un journal de 1878, “Le Journal des voyages”, agrémentée d’un dessin d’époque illustrant une scène de repas cannibale.
Mais la palme revient sans aucun doute au tabloïd anglais Metro. Dans son édition on-line, le journal explique clairement que “la tribu suspectée d’avoir tué et mangé M. Ramin, a affirmé avoir abandonné le cannibalisme il y a bien des années déjà”. “Les autorités locales poursuivent leurs investigations mais savoir si l’un des hommes de cette tribu a été interpellé ou même retrouvé, reste flou”, ose encore le journal britannique.
Pour leurs confrères du Dailymail, la police “chasse le guide local” et “suspecte” même “le cannibal Henri Haiti”.
 “En aucuns cas” du cannibalisme
Enfin, un site d’information australien, news.com, s’engouffre lui aussi dans la brèche en assurant, sans jamais citer aucune source, que les “experts croient qu’il (Stefan Ramin, Ndlr) a été découpé en morceaux et brûlé, puis mangé par des cannibales présumés”.
Autant d’allégations farfelues, qui n’en finissent plus d’alimenter la colère des habitants de Nuku Hiva et des Marquises, à quelques mois d’un festival censé honorer la tradition d’accueil de ces Polynésiens de la Terre des Hommes. Ils trouveront sans doute du réconfort dans ces déclarations, hier après-midi, du procureur de la République en charge de l’enquête. Invité à s’exprimer sur cette déferlante médiatique, le patron du parquet a catégoriquement réfuté ces accusations imaginaires : “Nous ne sommes en aucun cas sur une histoire de cet ordre”, a martelé le magistrat. La zone ou s’étaient concentrées les recherches pour tenter de retrouver Henri Haiti, en revanche, a été étendue à toute l’île de Nuku Hiva.
La traque se poursuit pour retrouver Henri Haiti
Alors que plusieurs gendarmes, appelés en renfort de Tahiti, il y a huit jours, sont rentrés, le week-end dernier, à Papeete, d’autres sont arrivés à Nuku Hiva pour assurer la relève des effectifs et poursuivre leurs efforts au côté de la brigade de gendarmerie de Taiohae, commandée par Jean-Marc Auffrey.
Hier, les forces de l’ordre se sont rendues sur des campements de chasseurs en montagne afin de chercher d’éventuels indices du possible passage d’Henri Haiti, toujours introuvable après plus d’une semaine de cavale, et soupçonné du meurtre sordide du globbe trotter allemand Stefan Ramin. Des traces d’activité, postérieures aux agressions de Stefan Ramin et de sa compagne, Heike Dorsch, intrigueraient les enquêteurs, a-t-on appris de source proche du dossier. Une hypothèse qui signifierait qu’il y a bien un homme dans cette montagne que les gendarmes passe au crible depuis plus d’une semaine. Henri Haiti ? L’avenir le dira.
Actuellement, ce sont près de 25 enquêteurs qui travaillent d’arrache-pied pour retrouver le fugitif. En première ligne se trouvent les 17 agents du Groupe des pelotons d’intervention (GPI), qui sont à la pointe des recherches opérationnelles.
“Ce sont des gendarmes capables de faire face à toutes les situations de violence extrême, à la manière du GIGN”, explique le colonel Patrick Valentini, commandant de la gendarmerie pour la Polynésie française, interrogé sur place avant son retour, hier soir, à Papeete. “Ils sont mis en avant, étant donné la dangerosité potentielle de l’individu recherché.”
S’ajoutent trois enquêteurs de la section de recherche (SR), avec leur commandant. Chargée du dossier criminel, sous la direction du procureur de la République, José Thorel, elle réunit l’ensemble des traces matérielles et des preuves qui permettront de présenter un éventuel suspect devant la justice.
Un Technicien en investigation criminelle (TIC) travaille en étroite collaboration avec les agents de la section de recherche, sur l’aspect criminel et en l’occurrence sur le prélèvement d’indices sur zone.
Deux négociateurs, ainsi qu’un maître-chien marquisien et son fidèle compagnon, sont également sur le terrain.



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