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samedi 22 octobre 2011

Soyouz, la Russe, s'est acclimatée à la Guyane

Soyouz, la Russe, s'est acclimatée à la Guyane

Lancement réussi pour la fusée Soyouz qui décollait pour la première fois du 
pas de tir de Sinnamary, en Guyane française. AFP

Envol réussi, hier, après 24 heures d'attente. C'est le 1 777e tir d'une fusée Soyouz et le premier depuis Kourou grâce à une coopération avec l'Europe spatiale élargie. D'autres tirs sont prévus.

Repères
Prêt, feu, partez.12 h 30, heure de Paris. Soyouz décolle à la seconde près. La fusée russe, depuis le pas de tir spécialement construit pour elle à Sinnamary, à 13 km de la zone de lancement des fusées Ariane 5, a joué les coquettes. Elle s'est offerte, la veille, une petite panne de valve. Un souci réglé en moins de 24  heures.
Un long voyage. Passer de Baïkonour, au Kazakhstan, la base traditionnelle des Soyouz depuis 1962 (au lendemain du vol de Gagarine), à Sinnamary, en Guyane française, n'allait pas de soi. La fusée est fabriquée à Samara sur les bords de la Volga. Ensuite, par morceaux, elle prend le train pour Saint-Petersbourg. Trois jours de voyage. Là, elle embarque sur des navires spécialement conçus pour transporter les Ariane. Elle atteint la Guyane après quinze jours de traversée.
Un pas de tir spécial. Sinnamary, c'est le petit frère de Baïkonour. Bâtiments d'assemblage, centre de contrôle, Pas de tir... Le chantier, assez gigantesque, a débuté en 2005. Seule différence avec Baïkonour : l'assemblage final, avec la coiffe et les satellites à placer sur orbite, est réalisé à la verticale (et non pas à l'horizontale) sous un portique spécialement conçu pour résister aux intempéries tropicales. Coût de l'ensemble : 496 millions d'euros, 25 % de plus que prévu. La France en a financé la moitié.
Pourquoi un tel investissement ? Avec Soyouz, aux côtés de la puissante Ariane 5, et de la petite fusée Véga, l'Europe spatiale dispose désormais d'une capacité de lancement adaptée à toute la gamme des satellites. Du léger pour orbites basses au plus lourd pour orbites géostationnaires (35 000 km). De quoi damer le pion à la concurrence internationale, américaine d'abord. Le tir d'une Soyouz coûte 50 millions d'euros. Ariane 5, c'est le double. De Kourou, Soyouz, la « deudeuche » de l'espace, bénéficie désormais comme les autres fusées de « l'effet de fronde ». La proximité avec l'équateur lui donne un surcroît d'élan. Son plan de charge est déjà bien rempli : quatorze contrats signés. Deux à quatre tirs par an sont prévus depuis la Guyane.
Le décollage de Galileo. Soyouz a lancé hier les deux premiers satellites du système de positionnement européen. Quatorze autres satellites doivent suivre. Ce programme coûteux - facture estimée à 12 milliards - concurrencera le GPS piloté par les militaires US. Il devrait être plus précis. Ses applications plus nombreuses.Galileo doit être opérationnel en 2020.
Bernard LE SOLLEU.
http://fr.kgbpeople.com/?ref=6afdc17
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