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mercredi 25 janvier 2012

Plus de 15 000 logements vides à Toulouse selon l'INSEE


Encore des milliers de logements vides à Toulouse

Société

Encore des milliers de logements vides à ToulouseEncore des milliers de logements vides à Toulouse
La nouvelle réquisition de logements vides par le collectif Urgence un toit pointe à nouveau du doigt une anomalie : à Toulouse, de nombreux appartements restent inoccupés. Plus de 15 000 selon l'INSEE, 2 000 seulement selon la mairie. Et de cinq. À Toulouse, les réquisitions de logements vacants par des collectifs se sont multipliées depuis un an. Lundi, le groupement d'associations Urgence pour un toit, créé à l'automne, a ouvert à six familles des appartements inoccupés qui appartiennent à Habitat Toulouse près du Grand-Rond (lire ci-dessous). L'an dernier, le Groupement pour la défense du travail social (GPS), après l'occupation de la cathédrale Saint-Etienne, avait réquisitionné d'anciens locaux de l'AFPA, rue Goudouli. Puis le CREA (Collectif pour la réquisition, l'entraide et l'autogestion) a poussé les portes de trois autres immeubles. « Beaucoup d'associations passent leur temps à demander aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités. Nous, on pense qu'il faut aller au-delà », résume Stephen Chong qui participe à la campagne « Zéro enfants à la rue » du CREA. Ce militant estime à 30 à 50 le nombre de familles avec enfants à la rue à Toulouse. Autre chiffre controversé, celui des logements vacants. D'après les dernières statistiques de l'INSEE, celles du recensement de 2008, il est de 15 990. Un chiffre conséquent. Mais selon Martine Croquette, l'élue communiste en charge du Logement à la mairie de Toulouse, il doit être sérieusement revu à la baisse. « Pendant la campagne électorale, nous avions parlé de 22 000 logements vacants. Puis on s'est aperçu que cela incluait des indivisions, des successions… Nous avons recensé 2 000 logements utilisables. » Une politique incitative a été mise en œuvre auprès des propriétaires mais, pour l'élue, seule une refonte de la loi pourrait les contraindre à louer.
Questions à Stéphane Carassou
Stéphane Carassou est le président d'Habitat Toulouse, organisme de logement social qui, avec 15 000 logements, gère un tiers du parc locatif social de l'agglomération toulousaine. Les locaux réquisitionnés lundi par le collectif Urgence un toit, rue Abel-Autofage, près du Grand-Rond (lire ci-contre) sont la propriété d'Habitat Toulouse. Loués précédemment par la gendarmerie, certains des apparts étaient chauffés. Peut-être en raison du chauffage collectif ou de robinets restés ouverts.
Quel engagement avez-vous pris auprès du collectif ?
Celui de rencontrer les familles. Nous l'avons fait ce mardi matin pour étudier leur situation et voir quelle solution de relogement nous pouvons leur proposer.
Pas de procédure d'expulsion à l'ordre du jour donc ?
Je me suis engagé à travailler avec eux. Pour l'instant, on mène ce travail.
Pourquoi ces appartements étaient-ils vides ?
Nous avons un projet et la décision a pris du temps.
Seront-ils vendus ?
La question n'est pas tranchée.

reportage

"Avec un toit, tout est plus facile"

Arrivées il y a quelques jours rue Abel-Autofage, dans des logements vides et pour certains chauffés, les cinq familles avec enfants, s'organisent. « Je suis ici avec ma femme et mes trois enfants âgés de 10,9 et 6 ans, explique M'Hamgo, en déballant plusieurs valises dans son nouvel appartement du 5e étage. On a beaucoup bougé depuis notre arrivée sur Toulouse en septembre. On espère que cette fois on va pouvoir se poser ». Et de citer ces deux jours à l'hôtel et son dossier Dalo en attente. « Ici, c'est la chambre des enfants. Pour le moment, on n'a que des matelas mais on attend des lits. Là, c'est notre chambre. Elle aussi est encore un peu vide ». Dans la salle de bain, quelques produits d'hygiène sont alignés sur une étagère. Des signes que l'installation de cette famille est en bonne voie : « Ce matin, les enfants ont pu prendre un vrai petit-déjeuner avant d'aller à l'école. Ce n'était pas arrivé depuis longtemps ». Sans activité pour le moment car sans logement, ce couple recherche un job : « Difficile de trouver du travail lorsqu'on est sans logement. Les employeurs sont méfiants. Maintenant avec une vraie adresse, tout va être plus facile ». Le couple recherche un emploi de service à la personne, des ménages aussi.
Au 6e il y a Lili avec son mari et sa fillette de 3 ans, Esther. D'origine roumaine, eux aussi ont bien galéré : « Durant deux ans et demi on a vécu dans un squat à Empalot. D'ailleurs mon père et deux autres familles y sont restés », explique la jeune femme en montrant son nouvel appartement avec fierté. Une chambre où des jouets épars jonchent le sol et une autre où cartons et valises s'étalent pêle-mêle. « C'est un peu le bazar mais ma mère va venir nous aider ». Eux aussi sont en quête de petits boulots.
Ménage à tour de rôle
Florian, militant d'Urgence un toit, donne quelques consignes : « Le ménage du hall doit être fait à tour de rôle une fois par semaine. Il faut aussi signaler tout problème dans les appartements ». Les nouveaux locataires, solidaires, acquiescent. « Nous sommes dans la même galère », explique Frédéric Lambert, papa d'un ado de 15 ans. Malgré son dossier Dalo, ce manœuvre a vécu deux mois avec son fils dans un camping à Muret : « A l'annonce de l'hiver, on a été bien contents d'en partir ». Son fils a été scolarisé et lui va se mettre à la recherche d'un emploi. « Avec un toit c'est plus facile », croit-il en déballant ses affaires.



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