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lundi 27 février 2012

Calamités agricoles


Après le gel, les calamités

Agriculture


Les cultures sous serre, comme ici les salades,
ont également souffert./ Photo Jean-Michel Mazet.
Suite à la vague de froid, la préfecture va lancer la procédure de calamités agricoles. Pépinières, légumes de plein champ sont les principales victimes.
Calamités. Le mot est lâché. Après les 15 jours de froid extrême qui ont touché une bonne partie de la France et le Lot-et-Garonne, la chambre d'agriculture du département, par la voix de son président, Michel de Lapeyrière, et de son directeur, Denis Barreau, vient d'écrire au préfet pour demander à ce que certaines cultures soient placées sous le régime des calamités agricoles. Des commissions devraient ainsi être mises en place pour enquête dès demain jeudi concernant les pépiniéristes et horticulteurs, là où les dégâts sont déjà observables et mesurables. Ce qui n'est pas forcément encore le cas concernant le maraîchage pour lequel les commissions préfectorales ne devraient pas être mises en place avant la semaine prochaine.

« 30 À 90 % DE PERTES SUR LES SALADES »

Les pépinières ornementales, florales et arboricoles semblent être les productions qui ont été le plus impactées. « Une grande partie de leur production a été détruite par le gel », détaillait Michel de Lapeyrière. Effet indirect de la vague de froid, les camions approvisionnant les serristes notamment en gaz pour chauffer leurs abris n'ont pu livrer.
Tout comme la collecte de lait chez les producteurs laitiers a été très perturbée pendant 15 jours et même rendue impossible pendant plus d'une semaine sur certains secteurs reculés. Gel de canalisation, absence d'eau, les agriculteurs ont aussi été confrontés aux mêmes problématiques que les autres. Sans parler du surcoût énergétique.
Le gel et le froid ont évidemment dévasté certaines productions. Choux, salades, poireaux, carottes, navets sont au nombre des victimes. Au rang des blessures recensées : feuilles de choux brûlées, pieds de salades fondus, peau de crapaud sur les navets et les choux-raves, destructions de radis récoltés et retournés par les clients… « Les dégâts sont très variables suivant le stade où en étaient les salades », explique par exemple Christian Jadas, producteur à Sainte-Bazeille et président du groupement « Les Jardins du Sud-Ouest », à Fauguerolles. « Chez moi les pertes vont de 30 % à 90 %. Les salades plantées depuis quelques jours ont été les plus touchées. Elles avaient pris racines dans la terre qui a gelé. Celles qui étaient prêtes à être récoltées ont été presque entièrement détruites aussi. Chez nous les choux avaient déjà été récoltés, mais les poireaux ont subi de lourdes pertes aussi. »
Pour Cécile Delamar, conseillère technique maraîchage à la chambre d'agriculture, les dégâts dûs au gel sont encore difficiles à estimer : « Il est encore un peu tôt. Il faudra attendre encore 10 à 15 jours établir un chiffrage précis. »

Dérogation pour les laitiers

Les camions assurant la collecte chez les producteurs laitiers ont obtenu une dérogation pour circuler malgré les barrières de dégel : « Certains avaient dû jeter tout leur stock, des tanks de 2000 ou 3 000 litres, pour gérer au mieux et attendre qu'on vienne les prélever », explique Sébastien Brunet, conseille technique lait à la chambre d'agriculture.

JÉRÔME SCHREPF

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