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vendredi 11 mai 2012

Des patates depuis cinq générations


Tarbes. Des patates depuis cinq générations


Didier, Jean et Huguette, avec une photo de famille
de la première génération./Photo Joël Boyé.
Installée place du Foirail, la maison Julian-Chalot vend des pommes de terre depuis cinq générations. Rencontre avec Didier Julian, qui a repris les rênes de la maison, et Huguette, sa mère.
Qui ne connaît pas la maison Julian-Chalot, installée place du Foirail à Tarbes ? Un commerce qui n'a rien d'une boutique mais plutôt d'un grand garage ouvert sur la rue, avec un petit espace caisse typique, mi-bois, mi-vitre, appuyé sur un mur et placé en son milieu. Hormis les jeunes générations, tous les Tarbais et Tarbaises, jusqu'aux Bigourdans qui fréquentent le marché le jeudi, connaissent cette maison dédiée à la vente-dépôt de pommes de terre du terroir français depuis cinq générations.
« Le jeudi, c'est un lieu de rendez-vous des personnes qui se perdent, d'autres qui attendent leur chauffeur, d'autres encore qui déposent leurs paniers de plants et de fleurs pour poursuivre leurs achats les mains libres, sous la halle. Pour eux, c'est Chez Chalot. C'est la raison pour laquelle on a conservé le nom de Chalot », explique Didier Julian, le maître des lieux pour la cinquième génération.
« La maman de mon mari « Ricou » était une Chalot ; c'est son grand-père Charles qui avait créé cette maison, reprise par Henri, son père. Puis c'est elle, Jeanne, qui a poursuivi avec son mari, un Julian. Ensuite, ce fut donc mon mari Henri, dit « Ricou ». Aujourd'hui, c'est mon fils Didier qui a pris la relève après le décès de son père, il y a neuf ans. Quant à moi, j'ai appris à devenir marchande de pommes de terre », raconte Huguette. « Au départ, on déchargeait les wagons de pommes de terre à la gare, avec des fourches ; on les ensachait ici. Après, il y a eu le temps des palettes où s'entassaient les sacs que l'on mettait dans les camions. Ensuite, on nous a livré les pommes de terre, les wagons se trouvant sur les camions. » Cette maison vendait aussi des aliments pour cochons et basse-cour, « nombreux étaient les gens, avant, à en avoir chez eux », souligne Huguette. Aujourd'hui, ils ont des aliments pour chiens et pour chats. Ils proposent aussi des semences, de l'ail, oignons et échalotes ; du sel pour charcutier, boulanger, et pour piscine. Et aux traditionnelles pommes de terre, ils ont ajouté « du précuit avec frites sous vide, les camions de livraison étant équipés de frigo », précise Didier.
Si l'essentiel de leur clientèle concerne la restauration, les particuliers ne sont pas en reste. « Nous sommes les seuls à vendre huit variétés de pommes de terre ; la bintje ou la bové, vous n'en trouvez nulle part. Nous avons des clients qui ne viennent que pour la bintje », indique Didier. Ils fournissent également des frites précuites pour les associations. « Dimanche, on a livré 250 kg de frites à l'Embiellage d'or qui organisait sa bourse d'échange. Au besoin, on prête une friteuse professionnelle », poursuit-il.
Que serait cette maison sans Jean, l'employé, qui travaille chez Chalot depuis trente ans. « On dit que les bons employeurs font les bons employés. Eh bien ! je dirai que l'inverse aussi », tient à rajouter Huguette. Un esprit famille que la maison Julian-Chalot a su conserver. Ce n'est donc pas un hasard si les clients se plaisent à venir régulièrement pour acheter mais aussi et surtout pour « blaguer ».


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