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jeudi 14 mars 2013

Sud Ouest France l'union Aquitaine et Midi-Pyrénées

Le Grand Sud plaide pour ses filières de qualité

James SCHILTZ
Les produits du Sud-Ouest notre savoir-faire agricole
 «Dans une boîte de cassoulet, qu'il soit de Toulouse ou de Castelnaudary, seule l'étiquette est française…» La formule choc est de Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique, social et environnemental régional), qui ne cesse de plaider pour le développement des circuits de production courts et pour des filières de proximité accessibles à tous les revenus. Dans une région où l'agroalimentaire arrive en tête devant l'aéronautique et le spatial, où brille désormais la bannière des produits Sud-Ouest, où le Salon de l'agriculture constitue la vitrine sans pareil de notre savoir-faire agricole, on peut se demander pourquoi nos talents se retrouvent si peu sur nos tables. Question de coûts bien sûr. Seulement 10 % des Français peuvent acheter chaque jour des produits plus chers.
Il faut donc repenser la politique de soutien aux filières. Quand on sait en effet que 80 % de la viande vendue en grande surface provient de l'Union européenne, dont l'Allemagne, que 42 % des poulets de classe A sont importés sans avoir sans doute été élevés au grand air, on se dit qu'il y a une hérésie. Les cent vingt labels de Midi-Pyrénées ne représenteraient que 8,5 % de la production agricole. On peut encore mieux faire. Midi-Pyrénées est armée pour conduire ce combat . Depuis 1992, avec l'Institut régional de la qualité agroalimentaire de Midi-Pyrénées, les élus développent la promotion des produits de qualité dans un esprit d'aménagement du territoire, avec le souci aussi de préserver «un patrimoine, une activité économique et des modèles de productions spécifiques». C'est dans le même esprit que les deux régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont arboré la bannière «Sud Ouest France» pour symboliser à la fois un territoire, une identité et un savoir-faire. Ces deux régions, où l'agroalimentaire est le premier employeur, vont fédérer leurs moyens pour être une véritable vitrine de la diversité et de la production agricole.
Renée Zehner est l'une des chevilles ouvrières des circuits courts qui regroupent une cinquantaine de consommateurs du côté de Ramonville-Lagardelle-sur Lèze. Des «locavores» comme on dit aujourd'hui. «Les choses se sont mises en place petit à petit, par acquointance, par réseau, par le bouche à oreille...» Ici, une rencontre avec un producteur sur le marché, là un échange avec d'autres consommateurs... «Ce qui nous a grandement facilité la tâche pour organiser ces circuits courts, c'est internet; on a établi des mailing lists. Cela demande aussi de l'organisation et de la logistique pour les producteurs, comme investir dans des chambres froides par exemple...»
Circuits courts: privilégier les producteurs du coin
Aujourd'hui, quasiment tout le contenu de leurs assiettes est produit dans des champs et élevages voisins «et ce n'est pas tellement plus cher !». «Pour les volailles, un paysan producteur du coin nous envoie par mail, une liste de produits disponibles et selon les demandes, il fait l'abattage et livre chez un particulier. On touche le poulet à 8,60€ le kg. Pour l'agneau - élevé en plein champ- on a passé un accord avec un producteur en Ariège qui nous livre agneau entier, demi ou tranché; quelque soit le morceau, tout est à 13€ le kg.
Pour le bœuf et le veau, c'est une productrice du Tarn qui nous signale quand elle se prépare à abattre, elle prend les commandes et vient nous livrer à Ramonville. Les œufs , eux, viennent d'Ariège une fois tous les quinze jours et pour le pain, on s'est organisés en Amap ( association pour le maintien d'une agriculture paysanne): on s'engage à acheter une fois par semaine une certaine quantité de pain ( 4,5€ le kg) à un paysan- boulanger de Carla-Bayle ( Ariège) qui cultive lui-même son blé, et on paye d'avance. Idem pour les pommes qu'on achète en Amap du côté de Cintegabelle, et même pour le poisson : nous achetons nos truites, entières ou en filets dans une pisciculture bio des Pyrénées; Une personne passe commande et le producteur qui travaille avec des poissonneries à Toulouse, vient nous livrer en passant à Lagardelle. Pour les légumes, on fonctionne également en AMAP : mon mari est producteur à Lagardelle ; au départ, il livrait le restaurant nature «Le Pré vert» à Ramonville et maintenant il fournit aussi les adhérents de l'Amap : chaque semaine, selon une règle tacite, on fait un panier avec huit légumes différents et deux légumes nouveaux. Enfin pour les agrumes, on est en contact avec un petit producteur espagnol qui nous envoie avocats et oranges et qui a organisé auprès de ses collègues producteurs, une collecte de produits andalous , citrons, pamplemousses ... Cela représente plusieurs tonnes et c'est un camion qui vient nous livrer régulièrement des agrumes à la saveur incomparable ! Tout est question d'opportunité en fait. C'est un système pour des gens qui réfléchissent. Le principe qui nous guide est toujours de favoriser une agriculture à taille humaine, de proximité, de qualité et dont on suit aisément la traçabilité; Souvent d'ailleurs, il y a une visite organisée sur les lieux de production. Les agriculteurs aiment bien avoir un retour sur leurs produits...»
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