Retrouvez-nous sur Google+ Facebook Twitter Linkedin My Space Netlog Friendfeed Flickr Foursquare Viadeo Skyrock Priceminister Sonico Auto-Entrepreneurs Battlefield Heroes hellocoton Vins du Sud-Ouest: La Chine, nouvel eldorado du Cahors ?
Bienvenue sur VINS du SUD-OUEST le site d'information du sud-ouest de la France

vendredi 28 janvier 2011

La Chine, nouvel eldorado du Cahors ?



Le Prince du Danemark (ici au centre): un atout pour l'AOC Cahors.
Le Prince du Danemark (ici au centre): un atout pour l'AOC Cahors.
L'histoire commence à s'écrire. Et s'il serait idiot de prétendre que le mabec de Cahors est le nouveau roi de Chine, d'évidents indices laissent à penser que le vin de Cahors a un grand coup à jouer. Le succès du vin du Prince du Danemark, le Château de Caïx (lire plus bas), donne des idées à beaucoup. En premier lieu, à Jérémy Arnaud, directeur marketing de l'Union Interprofessionnelle du vin de Cahors (UIVC) : « Aujourd'hui, le marché chinois représente plusieurs centaines de milliers de bouteilles pour l'appellation. Il y a seulement quatre ans, ce marché n'importait aucun volume de notre vignoble. Mieux, l'appellation Cahors y commercialise ses vins à plus de 4 € HT en moyenne les 75cl (prix en constante augmentation) alors que le prix moyen des vins français exportés en Chine s'établit à 2,60 € HT ». Toujours selon Jérémy Arnaud, « dans 5 à 8 ans, l'AOC Cahors pourrait arriver à exporter autant en Chine qu'au Canada, soit 12 000 hl environ, lesquels équivalent à la production de 12 domaines de 20 ha chacun. Et les Chinois sont prêts à acheter nos meilleurs vins ». Bref, le filon chinois apparaît comme lucratif. Guillaume Bardin, le neveu du Prince, connaît bien la Chine. Son vin s'y porte à merveille : « Il ne faut pas caricaturer les Chinois. En Chine, il n'y a pas de discrimination et on peut exister d'où qu'on vienne. Ils aiment nos vins et sont fascinés par notre histoire. Pour réussir là, il faut aussi éviter quelques pièges. Il faut aussi être patients ».

MILIEU ET HAUT DE GAMME

Géraldine Rousselle et Vincent Domingues cogérants de la dynamique société cadurcienne OCTA, visitaient hier deux domaines, Château Saint-Sernin et Château Armandières pour prodiguer quelques conseils à des vignerons tentés par la Chine : « Il y a encore de la place à côté des Bordeaux, assure Vincent Domingues. Les Chinois aiment les vins de Cahors et les petits vignobles, même s'il faut encore faire leur éducation et leur apprentissage. Nous avons ici du potentiel et il ne faut pas hésiter à vendre des milieux et haut de gamme ». Les Chinois n'ont qu'à bien se tenir. Le Cahors déboule.
Le marché chinois du vin en pleine expansion, intéresse au plus haut point les vignerons Lotois. Certains, comme le Château de Caïx, ont flairé le bon filon…

Le château de Caïx va ouvrir une 10e boutique

C'est une success story. L'aventure du château de Caïx en Chine se poursuit. Une histoire d'hommes qui débouchera, ces prochaines semaines, sur l'ouverture d'une 10e boutique exclusive du vin du Prince consort du Danemark, en Chine. Guillaume Bardin, le neveu du Prince, est à l'origine de ce développement spectaculaire, avec son ami, un Chinois, Christophe Dai, qui facilite les relations avec les autorités locales : « Cette belle histoire a débuté il y a trois ans. Nous étions dans le Bordelais et Christophe ne voulait même pas venir à Cahors ! ». « Contraint » d'y faire un saut, le professionnel chinois tomba évidemment amoureux du château de Caïx et de ses vins. Aujourd'hui, sur les 120 000 produites par le Domaine, 70 000 sont exportées vers la Chine : « Là-bas, les gens aiment les vins puissants comme le Cahors, note Christophe Dai. Il y a toute une éducation à faire et c'est ce qui se passe dans nos boutiques ». Pour Guillaume Bardin, la couleur intense, le noir, « fascine les Chinois qui apprennent très vite ». À bon entendeur…

repères

Le chiffre : 12

mille > hectolitres.Selon l'UIVC, l'APC Cahors pourrait arriver à exporter 12 000 hl dans cinq à huit ans, si tout va bien. Soit l'équivalent de la production de 12 domaines de 20 ha chacun.
« Il ne faut pas répéter à l'export, et notamment en Chine, les erreurs commises par négociants et producteurs en grande distribution (prix cassés, qualité basique…). Philippe Bernède, Clos La Coutale.

LAURENT BENAYOUN


...

Haut