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samedi 15 janvier 2011

Le commercial empoche près de 18 000 € de chèques


« J'étais au fond du gouffre », a déclaré le prévenu, soucieux de s'expliquer./Photo DDM, archives
« J'étais au fond du gouffre », a déclaré le prévenu, soucieux de s'expliquer./Photo DDM, archives
Commercial dans le négoce du vin, le prévenu a empoché plus de 17 700 € de chèques dus à son employeur. Une fuite en avant perpétuelle, pour combler ses dettes. Il écope de 6 mois de prison avec sursis.
Dans le jargon juridique, on appelle ça « l'escroquerie à la boule-de-neige » : capter un flux financier pour combler un trou précédent… jusqu'à ce que le château de cartes s'écroule. Pour Julien, 33 ans, commercial pour un gros négociant en vin du Lot, le château s'est effondré en mars 2010. Entre octobre 2009 et janvier 2010, il a empoché frauduleusement 17 741 €. Un abus de confiance d'une simplicité confondante : Julien a encaissé à son nom le numéraire ou les chèques remis par les clients, restaurateurs lotois. « Je savais très bien que ça allait finir par mal tourner », lâche-t-il.
À la barre du tribunal correctionnel, le prévenu, déjà condamné en 2005 pour falsification de chèque, est soucieux de s'expliquer, sans minimiser sa responsabilité. Ses problèmes financiers remontent à une dizaine d'années. Une affaire à Angers qui périclite, mais pour laquelle il est caution solidaire : « depuis, je paye toujours les dettes. Je suis interdit bancaire. J'étais au fond du gouffre. C'est pas comme une drogue, l'argent, mais… »
Julien a pourtant reçu le soutien de son entourage : son ex-employeur lotois a tenté de lui tendre la main, son employeur actuel (il est chef de cuisine à Sarlat) met à sa disposition un véhicule de fonction, son ex-femme l'héberge. Et il l'assure : « dans deux mois, je serai en mesure de présenter un plan de remboursement ».
Paradoxalement, son avocat, Philippe Mercadier, brosse un portrait plus nuancé de son client. « Il a l'art de fuir des problèmes pour aller se jeter dans des problèmes plus grands encore. Comme si attendre était une solution… 17 000 €, c'est un peu d'oxygène sur le moment, mais ça le conduit forcément au tribunal. Il vous fait des promesses de remboursement, mais il avait dit la même chose aux enquêteurs il y a quelques mois. Je suis dans l'incompréhension : est-il fou, inconscient, suicidaire ? » « Je ne suis pas fou, assure Julien. J'essaye d'aller de l'avant, de trouver des solutions. » Pas les bonnes, jusque-là.
Le prévenu a été condamné à 6 mois de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve pendant 2 ans ; il a interdiction d'exercer la profession de commercial ; et il devra rembourser les 17 741 €.


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