A l’occasion de la semaine de la Truffe organisée par les trufficulteurs de Lot-et-Garonne, le restaurant La Roma, à Nérac, propose un repas du soir typique du terroir, pour les vendredi 10 et samedi 11 janvier. Au menu: à partir de truffes de la région, il sera possible de déguster une assiette de mignardises avec œuf en cocotte à la truffe, mini-crème brûlée au foie gras et truffe, st-jacques truffe et foie gras, médaillon de bœuf façon périgourdine et un nid de tagliatelles au mascarpone truffé. Mais pour cela, il est impératif de réserver avant le 4 janvier au plus tard.
Quatre éleveurs créent leur marque de veaux sous la mère «Les Prades»
Veaux sous la mère Les Prades
Tout est parti d'un bon contact avec le Leclec d'Aussone Montauban pour commercialiser les veaux sous la mère de deux éleveurs de Moularés, Jérôme Alquier et Gille Foulché. Il y a quatre ans, deux autres éleveurs de fermes voisines sont venus les rejoindre, Aline Alquier, la maman, de Saint-Jean de Marcel et Daniel Azan, d'Andouque. Soit un potentiel de 330 vaches de race à viande, limousines et croisées, issues d'un élevage fermier qui met en avant la qualité.
Une charte Privilège
La bande des quatre décide alors de créer sa propre marque, «Les Prades» et de faire appel à un intermédiaire commercial. «C'est beaucoup plus simple pour nous, assure Jérôme Alquier. Nous avons établi un prix fixe et il s'occupe de la logistique, de l'animal vivant à sa commercialisation. Sachant que la marque déposée nous appartient. Avant, nous commercialisions un veau tous les 10 jours. Nous sommes actuellement à un veau par semaine dans chacun des trois magasins Leclerc à Albi, Lescure et Montauban. Notre but est de travailler de plus en plus avec des agriculteurs locaux pour développer l'agriculture locale et privilégier le circuit très court.» Les quatre éleveurs respectent les méthodes d'un élevage artisanal au rythme des saisons, privilégiant le pâturage des troupeaux. «Les veaux sélectionnés des Prades tètent leur mère à volonté et disposent d'un mélange de céréales récoltées sur les exploitations», poursuit l'éleveur dont la marque fait partie d'un collectif national (charte Privilège) de production de terroir. «Notre démarche est encore marginale, c'est vrai et on est toujours à l'affût d'améliorer notre qualité de production. On a notre propre marque et nos propres règles de qualité et de rigueur»,poursuit-il.
70 % de la production du groupement des éleveurs est écoulée dans les hyper Leclerc, le reste part en Italie. «Le terroir, la proximité, le circuit court, tout ça prouve que tout n'est pas mauvais dans la grande distribution et qu'on peut trouver de la qualité. Nos veaux sous la mère de moins de 8 mois en sont un bon exemple,» conclut Jérôme Alquier en bon commercial.
Tous les deuxièmes dimanches du mois, de 9 h 30 à 12 heures, les producteurs se réunissent pour proposer leurs productions : porc, charcuterie, veau, légumes, pains, fromage, laitages, miels, vins, escargots, etc. C'est dans l'enceinte de la ferme L'escargot du Fousseret, que Christian Dieu accueille dans sa ferme le marché paysan. Adresse : Chemin de Camelève Talazac 31430 LE FOUSSERET Courriel : csdieu@orange.fr Tel domicile : 09 77 95 37 99 Tel portable : 06 31 82 76 99
Les produits du Sud-Ouest notre savoir-faire agricole
«Dans une boîte de cassoulet, qu'il soit de Toulouse ou de
Castelnaudary, seule l'étiquette est française…» La formule choc est de
Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique, social et
environnemental régional), qui ne cesse de plaider pour le développement
des circuits de production courts et pour des filières de proximité
accessibles à tous les revenus. Dans une région où l'agroalimentaire
arrive en tête devant l'aéronautique et le spatial, où brille désormais
la bannière des produits Sud-Ouest, où le Salon de l'agriculture
constitue la vitrine sans pareil de notre savoir-faire agricole, on peut
se demander pourquoi nos talents se retrouvent si peu sur nos tables.
Question de coûts bien sûr. Seulement 10 % des Français peuvent acheter
chaque jour des produits plus chers.
Il faut donc repenser la politique de soutien aux filières. Quand on
sait en effet que 80 % de la viande vendue en grande surface provient de
l'Union européenne, dont l'Allemagne, que 42 % des poulets de classe A
sont importés sans avoir sans doute été élevés au grand air, on se dit
qu'il y a une hérésie. Les cent vingt labels de Midi-Pyrénées ne
représenteraient que 8,5 % de la production agricole. On peut encore
mieux faire. Midi-Pyrénées est armée pour conduire ce combat . Depuis
1992, avec l'Institut régional de la qualité agroalimentaire de
Midi-Pyrénées, les élus développent la promotion des produits de qualité
dans un esprit d'aménagement du territoire, avec le souci aussi de
préserver «un patrimoine, une activité économique et des modèles de
productions spécifiques». C'est dans le même esprit que les deux
régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont arboré la bannière «Sud Ouest
France» pour symboliser à la fois un territoire, une identité et un
savoir-faire. Ces deux régions, où l'agroalimentaire est le premier
employeur, vont fédérer leurs moyens pour être une véritable vitrine de
la diversité et de la production agricole.
Renée Zehner est l'une des chevilles ouvrières des circuits courts
qui regroupent une cinquantaine de consommateurs du côté de
Ramonville-Lagardelle-sur Lèze. Des «locavores» comme on dit
aujourd'hui. «Les choses se sont mises en place petit à petit, par
acquointance, par réseau, par le bouche à oreille...» Ici, une
rencontre avec un producteur sur le marché, là un échange avec
d'autres consommateurs... «Ce qui nous a grandement facilité la tâche
pour organiser ces circuits courts, c'est internet; on a établi des
mailing lists. Cela demande aussi de l'organisation et de la logistique
pour les producteurs, comme investir dans des chambres froides par
exemple...» Circuits courts: privilégier les producteurs du coin
Aujourd'hui, quasiment tout le contenu de leurs assiettes est
produit dans des champs et élevages voisins «et ce n'est pas tellement
plus cher !». «Pour les volailles, un paysan producteur du coin nous
envoie par mail, une liste de produits disponibles et selon les
demandes, il fait l'abattage et livre chez un particulier. On touche
le poulet à 8,60€ le kg. Pour l'agneau - élevé en plein champ- on a
passé un accord avec un producteur en Ariège qui nous livre agneau
entier, demi ou tranché; quelque soit le morceau, tout est à 13€ le
kg.
Pour le bœuf et le veau, c'est une productrice du Tarn qui nous
signale quand elle se prépare à abattre, elle prend les commandes et
vient nous livrer à Ramonville. Les œufs , eux, viennent d'Ariège une
fois tous les quinze jours et pour le pain, on s'est organisés en Amap (
association pour le maintien d'une agriculture paysanne): on s'engage à
acheter une fois par semaine une certaine quantité de pain ( 4,5€ le
kg) à un paysan- boulanger de Carla-Bayle ( Ariège) qui cultive
lui-même son blé, et on paye d'avance. Idem pour les pommes qu'on
achète en Amap du côté de Cintegabelle, et même pour le poisson : nous
achetons nos truites, entières ou en filets dans une pisciculture bio
des Pyrénées; Une personne passe commande et le producteur qui
travaille avec des poissonneries à Toulouse, vient nous livrer en
passant à Lagardelle. Pour les légumes, on fonctionne également en AMAP
: mon mari est producteur à Lagardelle ; au départ, il livrait le
restaurant nature «Le Pré vert» à Ramonville et maintenant il fournit
aussi les adhérents de l'Amap : chaque semaine, selon une règle tacite,
on fait un panier avec huit légumes différents et deux légumes nouveaux.
Enfin pour les agrumes, on est en contact avec un petit producteur
espagnol qui nous envoie avocats et oranges et qui a organisé auprès de
ses collègues producteurs, une collecte de produits andalous , citrons,
pamplemousses ... Cela représente plusieurs tonnes et c'est un camion
qui vient nous livrer régulièrement des agrumes à la saveur incomparable
! Tout est question d'opportunité en fait. C'est un système pour des
gens qui réfléchissent. Le principe qui nous guide est toujours de
favoriser une agriculture à taille humaine, de proximité, de qualité et
dont on suit aisément la traçabilité; Souvent d'ailleurs, il y a une
visite organisée sur les lieux de production. Les agriculteurs aiment
bien avoir un retour sur leurs produits...»
La Battue du cœur vise les 120 chevreuils pour les plus démunis
Pas moins de 2 000 chasseurs seront sur le terrain
Samedi et dimanche, chaque coup de fusil qui retentira dans les champs et dans les bois de Tarn-et-Garonne résonnera comme un geste de solidarité en faveur des plus démunis. Pas moins de 2 000 chasseurs seront sur le terrain dans 70 communes pour participer à une battue exceptionnelle qui doit rapporter 120 chevreuils, soit environ plus de 4 500 repas de Noël. Une mobilisation lancée par la fédération des chasseurs de Tarn-et-Garonne au profit de la Croix-Rouge pour la troisième année consécutive. «L'an dernier, nous avons prélevé 100 chevreuils dans le cadre de cette venaison de Noël. L'opération fait l'unanimité chez les chasseurs qui ont, cette année, souhaité viser un objectif encore plus ambitieux. Cela prouve qu'ils ont aussi du cœur», explique Thierry Cabannes, président de la fédération départementale de la chasse. Cette aide providentielle ravit bien évidemment la Croix-Rouge. «C'est une opération exemplaire que l'on mène ici en Tarn-et-Garonne avec les chasseurs», souligne le président de la Croix-Rouge, Bernard Chouffleur. Les bouchers de la partie à Réalville et Castelsarrasin Après la battue du week-end, il s'agira de découper toutes les bêtes en morceaux lundi. Le syndicat départemental des bouchers sera alors de la partie, le matin à Réalville et l'après-midi à Castelsarrasin. Des colis seront confectionnés et d'autres morceaux seront mis de côté pour le civet qui sera servi lors de la maraude de Noël.
Trois jours de gastronomie, de plaisirs et d'arts de la table
Le foie gras vrai de vrai, celui "traditionnel, authentique produit
par des producteurs du cru" associé à d'excellents vins du Sud-ouest,
feront à nouveau bon ménage à Samatan les 23, 24 et 25 novembre à
l'occasion du 8ème salon "Le foie gras en son palais". Fidèles à une
formule qui gagne, Mireille Marquet et son équipe proposent "un salon
haut de gamme avec des stands de belle tenue et de qualité, dédiés à la
gastronomie, aux arts de la table, à l'épicerie fine".
Dans la halle de "la capitale du foie gras", chauffée et dont
l'entrée est gratuite, pas de...répit pour les papilles et la curiosité
des visiteurs! Ils s'y régalent (dégustations, repas), ils y "dévorent"
le spectacle offert par des chefs réalisant leurs recettes au foie gras
en public, ils y "dégustent" le plaisir d'échanger avec les producteurs
et les vignerons. Le tout dans une ambiance familiale et festive,
propice à réaliser quelques achats (les cadeaux de Noël par exemple)
d'autant plus appréciés que leur origine est authentique...
Mélangeant un public rural et citadin ("les Toulousains adorent la
destination Samatan à l'occasion de ce salon gourmand"), ce salon
annonce que les fêtes de fin d'année avec foie gras au menu et vins du
Sud-ouest pour l'accompagner, approchent à grands pas.
Ces journées gastronomiques parrainées par André Daguin offrent aux visiteurs :
- Un diner-dégustation le vendredi 23 à 20h30 à la Salle des Fêtes,
commenté par les producteurs et les oenologues (sur réservation à
l’Office du Tourisme, tel: 05 62 62 55 40) - Le samedi 24,
l’inauguration officielle à 10 h30, la signature du livre de Yannick
Delpech, chef étoilé de l’Amphytrion à Toulouse. - à 12 h, repas-grillades de magrets, - à 13 h30, le concours de cuisine des Ecoles Hôtelières, en binôme avec les Ecoles de Sommellerie, trophée André Daguin - le dimanche 25, le matin , le prestigieux concours des Producteurs Foie Gras selon les critères du Concours Général Agricole de Paris, remise des prix à 15 h. - à 12h, alicuit géant, -
à 14 h, en direct les recettes de chefs renommés : Olivier Andrieu de «
La Table d’Olivier » de Samatan, de Nicolas Lormeau de « L’échappée
belle » de l’Isle-Jourdain, de Guillaume Manchado, du « Café Zik » de
Marciac, - une dégustation des meilleures productions auprès de conserveurs foie gras sélectionnés, - une initiation au monde vinicole à l’Atelier du Vin, - pour les enfants, un atelier cuisine, -
des stands des Arts de la Table et d’Epicerie fine. Entrée gratuite à
cette manifestation de prestige qui accueille cette année l’Association
des Cuisiniers du Midi.
Un Albigeois invente le partage du repas à domicile
Franck Danilo a créé en avril dernier, Codiner.fr, un site de partage de cuisine à domicile. Optimiste et ambitieux, l'Albigeois de 22 ans mise sur ce concept novateur.
La cuisine a le vent en poupe. Les chaînes de télévision en proposent à la louche («Master Chef» sur TF1, «Un dîner presque parfait» sur M6, «Fourchettes et sac à dos» sur France 5) et chaque chef cuisinier de renom y va de son petit précis de cuisine ( «30 minutes chrono» du Britannique Jamie Oliver, ou encore le «Toute la cuisine de Paul Bocuse»). Au cœur de cette frénésie culinaire, Franck Danilo a entrepris de surfer sur la vague. A 22ans, le jeune Albigeois, BTS technico-commercial en poche, a créé, en avril dernier, son site internet,Codiner.fr, un mélange qu'il définit «entre l'émission «Un dîner presque parfait» et le concept du covoiturage». «L'idée m'est venue lorsque, ma mère, férue de cuisine, cherchait un site sur lequel elle pouvait vendre ses plats». Le garçon lui monte une page internet, puis l''idée du site lui vient «d'un coup». Le concept, novateur, est simple: l'internaute propose un dîner à son domicile à un prix défiant les tarifs affichés dans les restaurants (pas au-delà de 8 €), les intéressés n'ont ensuite, qu'à s'inscrire pour venir déguster les plats. «Cela créé du lien social et puis, en tant qu'étudiant, j'aimerais que les repas ne dépassent pas le prix d'un MacDo». Une table autour d'un tsakitsaky - plat à base de poisson et de lait de coco - dressée à Saint-Juéry au cours de la première semaine de septembre, ne coûtera, par exemple, pas plus de 5 €. Sur la plateforme du site, les dîners sont classés par catégorie (Afrique, Asie, Europe...), puis par type de repas (végétarien, minceur...). Déjà, entre les repas des internautes, quelques restaurateurs déguisés derrière des pseudos, publient des annonces à livrer ou à emporter. «Le but est que le concept s'étende aux particuliers, mais si cela peut permettre aux restaurateurs de revoir leur prix à la baisse ça ne me dérange pas», remarque l'entrepreneur.
Axelle Injerona, la cousine du créateur du site, s'est prêtée au jeu. Arrivée à Toulouse il y a peu de temps, l'étudiante en esthétique a reçu en compagnie de ses amis, deux intéressés chez elle, en juillet dernier. «Je suis d'origine malgache, et j'avais envie de faire découvrir mon univers culinaire. J'ai posté un menu sur le site et deux personnes sont venues diner chez moi», se souvient la jeune femme, pour qui «tout s'est très bien déroulé». «Je leur ai cuisiné un poulet au maïs, accompagné de riz, d'une entrée et d'un dessert». Le tout pour 6,50 €. Un tarif à faire frémir les restaurateurs.
Repères
Le chiffre : 140
vues > par semaine. C'est la fréquentation moyenne du site Codiner.fr lancé par Franck Danilo en avril dernier.
Les producteurs locaux valorisés
Sur la colonne de droite du site figure un homme, chargé de fruits et légumes et entouré de plantes potagères. L'inscription apposée sur la vignette : «Les produits de votre région en vente directe». «Cela fait partie d'une des autres composantes du site qui me tient à cœur, souligne Franck Danilo, le créateur de Codiner.fr: mettre en avant le local et regrouper encore plus autour de la restauration». Ainsi, un agriculteur d'Albi, propose la livraison de pommes Golden, cultivées dans leTarn au prix de 1,14€ le kilo. «J'espère qu'à terme, les producteurs pourront vendre directement leur produit aux cuisiniers de mon site.»
Le salon vins et terroirs de Toulouse, une occasion unique, chaque année, de découvrir ou redécouvrir des produits de qualité, authentiques et issus de nos terroirs… Une offre variée synonyme de plaisirs simples et vrais.